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La relation client en 2026 : pourquoi l’IA conversationnelle devient une brique critique (et non un gadget)

Mis à jour le 26/01/2026
Sommaire - IA Conversationnelle 2026

En 2026, la relation client ne ressemble plus vraiment au schéma traditionnel du “je remplis un formulaire et j’attends qu’on me rappelle”. Les attentes ont changé et les utilisateurs veulent désormais une réponse rapide, un échange personnalisé, de l’autonomie quand ils le souhaitent et une expérience omnicanale continue, fluide et cohérente à chaque interaction.

Face à ces attentes, l’humain seul ne suffit plus pour absorber le volume et la complexité des demandes. Pas parce que les conseillers font moins bien, au contraire. Mais parce qu’on leur demande de répondre plus vite, sur plus de canaux, à plus de demandes, avec plus de personnalisation… tout en maintenant la qualité.

Prenons un cas très simple que beaucoup de clients vivent déjà au quotidien :

Il est 3h du matin et un client a un problème complexe, il ne cherche pas un lien vers la FAQ ou un parcours qui tourne en boucle, il veut une réponse utile, dans son contexte, et surtout une solution.

Ce qui paraissait encore inaccessible il y a cinq ans est désormais réalisable. Un agent IA conversationnel peut aujourd’hui comprendre la demande, garder le contexte, répondre de manière personnalisée et, si besoin, déclencher la bonne action ou passer la main à un conseiller humain au bon moment.

L’IA conversationnelle n’est plus un gadget “sympa à tester”. Elle devient une brique critique du service client moderne. De nombreuses entreprises l’ont déjà intégrée dans leurs parcours, l’enjeu est donc de se lancer maintenant pour ne pas prendre de retard, tout en structurant une mise en place rapide et sans perdre en qualité.

1. Comment le comportement client a-t-il évolué en 2026 ?

a. Les consommateurs sont devenus des “experts digitaux”

Le client de 2026 ne suit plus une relation client linéaire. Le parcours classique formulaire → attente → réponse est devenu obsolète, tout simplement parce qu’il ne correspond plus à son rythme et à ses nouveaux usages.

Ce qu’il recherche, c’est un mélange de proximité, flexibilité, conseil, et surtout la possibilité de garder un accompagnement humain tout en étant autonome (selfcare) lorsqu’il le souhaite.

 

Nous sommes passés sur des parcours :

  • continus : le client peut reprendre une conversation et ne pas repartir de zéro
  • omnicanaux : il passe d’un canal à l’autre sans friction
  • pilotés par l’intention : on comprend ce qu’il veut faire, pas seulement ce qu’il mentionne

Le client ne contacte plus vraiment un service client, il attend une réponse immédiate et dans son contexte.

L’exigence d’immédiateté s’est nettement renforcée et la tolérance à l’attente se rapproche de zéro, en particulier chez la Gen Z et les millennials. La maîtrise multicanaux est devenue un standard. Passer d’un SMS à une application, puis au vocal ou au chatbot, est devenu un réflexe et c’est aujourd’hui une façon naturelle de progresser dans un parcours.

Dans le même temps, la personnalisation est devenue incontournable. Les clients le formulent très simplement, et souvent avec agacement : “Je vous ai déjà donné l’information”. C’est l’un des irritants les plus fréquemment remontés auprès des services de la relation client.

L’autonomie prend également beaucoup d'importance. Selon le baromètre DialOnce & Kiamo 2023-2025, 75 % des français préfèrent d’abord tenter de résoudre leur demande seuls avant de solliciter un conseiller.

Ce changement est déterminant, car l’enjeu n’est plus seulement de répondre mais aussi d’orchestrer une expérience où le client obtient une réponse au bon moment, au bon endroit, sans répétition, et avec une vraie continuité.

b. La téléphonie : un canal qui reste central malgré le digital

On pourrait penser que le contact par téléphonique recule avec la digitalisation des points de contact client. Pourtant, il reste un canal central dans de nombreux parcours.

 

Pourquoi ? Parce que la voix coche trois cases que le digital pur ne remplace pas toujours :

  • l’urgence : quand le problème doit être résolu maintenant
  • la complexité : quand la demande ne rentre pas dans une case
  • la réassurance : quand l’émotion, le doute ou l’enjeu financier sont importants

 

De nombreux retours terrain, notamment lors du webinaire VML & CASDEN, confirment que la voix (par téléphone ou directement sur le web) reste un canal privilégié, en particulier pour les situations les plus sensibles.

Ce qui change en 2025-2026, c’est que l’IA arrive enfin à apporter de la valeur sur la voix, là où les anciens dispositifs (SVI rigides, menus interminables, transferts en cascade) ont longtemps généré de la frustration. L’IA vocale ne vient pas remplacer le canal voix, elle vient surtout corriger ses limites historiques. Elle permet de mieux comprendre la demande dès les premières secondes, d’orienter vers le bon parcours sans répétitions inutiles, et de résoudre davantage de demandes sans créer de friction.

L’objectif est de conserver la puissance de la voix (l’immédiateté, la réassurance, la capacité à gérer la complexité), tout en supprimant ce qui dégrade l’expérience.

c. Quelles nouvelles exigences émergent avec l’IA dans les parcours clients ?

En 2026, l’IA s’installe dans les parcours de relation client, mais elle ne fait pas l’unanimité. Et c’est normal, plus la technologie devient visible, plus la question de la confiance devient centrale, aussi bien pour les entreprises que pour les clients finaux.

Côté clients, plusieurs freins reviennent très souvent comme la peur de tomber sur une IA injuste ou imprécise, notamment à cause de biais algorithmiques qui peuvent créer des réponses inadaptées, voire discriminantes. L'IA fait des erreurs alors comment garantir d'avoir la meilleure réponse ? La transparence est aussi devenue une attente forte. Le client veut savoir s’il parle à une IA, et ne pas avoir l’impression qu’on lui “cache” l’interlocuteur. Beaucoup se demandent également ce qui est enregistré, stocké, comment les données sont utilisées, et si l’entreprise respecte bien le RGPD et l’AI Act.

Côté entreprises, les réticences sont tout aussi importantes. Il y a d’abord la peur d’intégrer une IA qui répond mal, qui hallucine, ou qui donne une réponse maladroite, qui peut dégrader l’image de marque en quelques heures. Il y a aussi la contrainte réglementaire et juridique, avec la conformité RGPD et IA Act, et l’exposition aux sanctions si la gouvernance n’est pas maîtrisée.

Il faut également prendre en compte une réalité terrain, tous les clients n’ont pas le même niveau de maturité digitale. Certains publics restent peu à l’aise sur internet et avec les outils IA et attendent des parcours plus classiques, simples et rassurants.

L’enjeu n’est donc pas simplement d’ajouter de l’IA dans ses parcours clients, il consiste à identifier ce qui peut freiner l’adoption, puis à intégrer ces points de vigilance dès la conception pour éviter tout rejet. Découvrez-en plus sur comment construire un cahier des charges pour un agent IA de relation client dans notre livre blanc.

Avec la bonne méthode, l’intégration de l’IA est non seulement possible, mais elle peut aussi renforcer la confiance au lieu de la fragiliser. Cela passe par une approche d’IA de confiance, avec un cadre clair, une gouvernance solide et des règles d’usage explicites. Cela implique aussi de mettre en place des mécanismes de contrôle qualité, par exemple via le LLM as a Judge, afin d’évaluer en continu la pertinence, la conformité et la fiabilité des réponses. Celui-ci s’appuie sur trois critères d’évaluation clés : la résolution, la satisfaction et la conformité.

Cette méthode permet d’améliorer en continu la qualité des réponses et de renforcer la transparence. Grâce à ce modèle d’analyse, l'IA identifie rapidement les points à améliorer et s’assure que les réponses sont bien alignées avec les documents de référence. Chez DialOnce, ce cadre d’évaluation se traduit par des résultats concrets : 91,7 % de taux de résolution, une satisfaction moyenne de 3,9/5 et un taux de conformité de 99,6 %. Cette mise en œuvre concrète du LLM as a Judge montre qu’une IA bien encadrée peut combiner efficacité, fiabilité et cohérence.

Et surtout, il ne s’agit pas de forcer un canal unique. Certains clients veulent être autonomes, d’autres ont besoin d’être rassurés immédiatement. L’objectif est donc d’orchestrer un parcours qui propose le bon niveau d’assistance au bon moment, avec une escalade simple vers un conseiller lorsque la situation l’exige, et des alternatives claires pour les publics moins à l’aise avec le digital.

Supervision de l’IA par un agent juge : LLM as a Judge évaluant la qualité des conversations et générant des recommandations d’amélioration.

2. Pourquoi les chatbots d’hier ne suffisent plus, et ce que change l’agent IA en 2026 ?

Pendant longtemps, beaucoup d’entreprises ont cherché à absorber la hausse des demandes avec des chatbots classiques, souvent basés sur des scénarios figés et des arbres de décision. L’intention était d'encourager le selfcare (résolution autonome), orienter le client plus rapidement, et réserver les conseillers aux demandes à plus forte valeur ajoutée.

Le problème, est que ces chatbots ont été pensés pour des parcours relativement simples, linéaires, et prévisibles. Or, en 2026, les demandes sont plus variées, plus contextuelles, et surtout plus urgentes.

a. Quelles limites observe-t-on avec les outils classiques ?

Une FAQ statique est utile tant que le client pose exactement la question prévue, et que la réponse est à jour. Les formulaires de contact fonctionnent tant que le client accepte d’attendre et qu’il n’a pas besoin d’une réponse immédiate. Les SVI peuvent orienter mais ils deviennent vite frustrants dès que le parcours ne correspond pas au menu proposé. Quant aux chatbots classiques à scripts, ils donnent l’illusion d’une conversation, mais restent bloqués dès que la formulation sort du cadre.

En pratique, ces dispositifs atteignent vite leurs limites, car ils reposent sur une logique de parcours à choix multiples là où le client attend une compréhension réelle de son besoin.

b. Quels effets négatifs ces outils peuvent-ils produire sur l’expérience client ?

Quand ces dispositifs ne répondent pas au besoin, les conséquences sont assez systématiques.

D’abord, on observe une baisse de satisfaction, parce que le client a l’impression de perdre du temps ou de tourner en rond. Ensuite, beaucoup finissent par contourner le parcours : ils rappellent, ils insistent, ils cherchent un autre canal, ou ils passent directement par un conseiller humain, parfois au prix d’une frustration déjà installée. Ce qui se traduit par une surcharge des conseillers. Non seulement parce que les demandes finissent par arriver quand même, mais aussi parce qu’elles arrivent souvent dans un état plus complexe et détérioré. Le client a déjà essayé plusieurs choses, il s’impatiente, et il faut reprendre le contexte depuis le début.

Au final, on se retrouve avec un décalage très visible entre la promesse digitale "c’est simple, rapide et autonome" et la réalité vécue par le client.

c. Quelle différence entre un chatbot scripté et une IA conversationnelle en 2025–2026 ?

C’est souvent là que la confusion persiste. Beaucoup de clients et parfois même des entreprises ont gardé en tête l’image du chatbot des années 2018-2020 : un outil qui pose quelques questions, propose deux boutons, et se bloque dès que l’on sort du scénario.

Agents IA développés par DialOnce pour automatiser et fluidifier la relation client avec une technologie souveraine et 10 ans d’expertise métier.

Un chatbot classique scripté repose sur un arbre de décision figé. Il fonctionne tant que le client suit le chemin prévu. Dès que la formulation change, il comprend mal, renvoie une réponse hors sujet, ou repart au début. Cela crée des boucles, des impasses, et une expérience rapidement frustrante. Surtout, il n’a pas de mémoire contextuelle, il ne sait pas reprendre une conversation comme le ferait un conseiller.

L’agent IA conversationnel de 2025-2026 change de logique. On passe d’un arbre de décision à une capacité de compréhension du langage naturel.

Le NLP (traitement automatique du langage) permet à l’IA d’analyser la phrase telle qu’elle est formulée, sans imposer une syntaxe précise. Les LLM (grands modèles de langage) apportent une compréhension plus fine du sens, du contexte et des nuances. Et l’IA générative permet de produire une réponse rédigée, contextualisée, et cohérente avec les informations disponibles. Elle peut également gérer le multilingue, apprendre en continu à partir des interactions et des corrections, et s’intégrer à plusieurs canaux sans casser la continuité du parcours.

Le client n’a pas l’impression de parler à un menu, mais d’obtenir une réponse qui s’adapte à sa situation.

D’après l’Insee, en 2024, 10 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus déclaraient utiliser au moins une technologie d’intelligence artificielle, contre 6 % en 2023. 33 % des entreprises de 250 salariés ou plus utilisaient l’IA, contre 9 % pour les structures de moins de 50 salariés. Ces écarts montrent que l’IA est déjà une réalité dans les grandes entreprises, et qu’elle s’accélère désormais sur le mid-market, avec des usages de plus en plus concrets, notamment sur les parcours client.

Retour d’expérience : 1001 Vies Habitat

1001 Vies Habitat a choisi DialOnce pour structurer ses parcours de contact grâce à un agent IA dédié aux bailleurs sociaux, pensé pour aller au-delà du simple chatbot. Son intégration a permis une meilleure accessibilité pour les locataires, des demandes préqualifiées avant transmission aux équipes, et une qualité de service renforcée sur l’ensemble du parcours locataire.

Agent IA de 1001 Vies Habitat orchestrant les parcours de contact pour améliorer la relation locataire

"Grâce à l'agent conversationnel de DialOnce, nous avons non seulement amélioré l'accessibilité et la réactivité de notre service, mais aussi optimisé la gestion des flux entrants, permettant à nos locataires de trouver des réponses immédiates à leurs demandes, 24/7. Ce projet a été un véritable levier pour améliorer l'expérience client grâce à l'IA tout en maîtrisant nos coûts opérationnels."

Maud Flory-Boudet

Responsable Relation Clients Multicanale, 1001 Vies Habitat

3. Pourquoi l’IA conversationnelle est-elle devenue indispensable en 2026 ?

Si l’IA conversationnelle s’impose en 2026, ce n’est pas parce qu’elle est tendance. Elle s’impose parce qu’elle permet de personnaliser sans complexifier, d’absorber davantage de volumes sans dégrader la qualité, et de garantir une expérience fluide sur tous les canaux.

a. La personnalisation

En 2026, la personnalisation fait partie des standards attendus dans un parcours de relation client. Une IA conversationnelle bien intégrée peut s’adapter au client qui contacte le service client, en tenant compte de son contexte et de son historique. Elle peut accéder aux informations utiles en temps réel (dossier, contrat, dernière interaction, statut de la demande) et ajuster le ton, le niveau de détail ou le vocabulaire en fonction du profil.

Cette approche a un impact direct sur l’expérience car le client n’a plus besoin de répéter, il se sent reconnu, et la résolution devient plus rapide. Cela améliore la satisfaction client, car cela réduit l’un des irritants les plus fréquents en relation client, à savoir la répétition d’informations déjà fournies.

La personnalisation et l’autonomie ne doivent pas se faire au détriment de la clarté du parcours. Un client peut se sentir perdu si l’escalade vers un conseiller est mal gérée, ou si le passage à l’IA est trop brutal. Il faut ainsi prendre en compte les publics moins à l’aise avec le digital. Une partie des clients a besoin d’un accompagnement plus guidé, ou d’une alternative plus classique. La meilleure approche consiste à avancer progressivement, avec une communication claire et des repères simples tout au long du parcours. Il faut également accompagner les clients, expliquer le rôle de l’IA, et leur laisser la possibilité de basculer facilement vers une solution plus classique lorsque c’est nécessaire.

 

 

La donnée, le carburant de la personnalisation

Cette personnalisation ne fonctionne que si la donnée est de qualité, conforme et mise à jour régulièrement.

Si les documents de référence sont incomplets, obsolètes ou incohérents, l’IA produira mécaniquement des réponses approximatives. Et dans un parcours client, une réponse approximative coûte cher, car elle génère de la frustration, fait perdre du temps et fragilise la confiance.

On voit régulièrement ce scénario : une entreprise déploie une IA conversationnelle avec une base de connaissances qui n'est pas tenue à jour. L’agent finit alors par halluciner, mélanger des règles ou donner une information dépassée. Et au final, le client ne retient pas que l’IA s’est trompée, il retient surtout que l’entreprise n’est pas fiable.

b. Réduction des coûts et efficacité opérationnelle

L’IA conversationnelle devient indispensable parce qu’elle répond à un enjeu que toutes les équipes support connaissent : faire plus, plus vite, sans recruter en continu.

En automatisant les tâches répétitives (questions récurrentes, informations de suivi, prise de rendez-vous, demandes de premier niveau), elle permet d’augmenter les volumes traités, tout en réduisant la pression sur les équipes.

Elle améliore aussi la rapidité de traitement, ce qui a un impact direct sur les coûts et mène à moins d’attente, moins d’abandons et moins de relances. Côté entreprise, cela se traduit par un ROI plus simple à mesurer, et souvent plus rapide à obtenir. Et au-delà du support, l’IA conversationnelle peut aussi contribuer à la génération de leads, en qualifiant les demandes, en orientant vers la bonne offre ou en déclenchant une prise de rendez-vous au bon moment.

Satisfaction client 90% Utilisateurs satisfaits ou très satisfaits des parcours automatisés
Appels évités 15% Taux d'appels évités via l'orientation vers un parcours digital
Joignabilité +30 Pts Amélioration du taux d'appels traités (par téléphone ou digital) sur le total des appels entrants
Augmentation de la productivité +20% Augmentation du temps alloué par vos conseillers pour des tâches à valeur ajoutée

c. Disponibilité 24/7 et omnicanalité

Une part significative des demandes arrive en dehors des horaires ouvrés (HNO), et en 2026, les clients attendent une réponse immédiate, pas une invitation à les contacter demain.

En traitant une partie des demandes à toute heure, l’agent IA réduit fortement les temps d’attente, limite l’abandon et améliore l’expérience client, tout en permettant de maintenir un taux de conversion stable même lorsque les équipes ne sont pas disponibles. Résultat, la DMT (durée moyenne de traitement) baisse en moyenne d’environ 20 % grâce à l’automatisation des réponses et à une orientation plus rapide des demandes.

Mais la disponibilité ne suffit pas à elle seule. Même si un agent IA répond 24/7, l’expérience reste frustrante si le client doit repartir de zéro à chaque changement de canal.

En 2026, l’attente est donc double. Le client veut une réponse rapide, mais il veut surtout pouvoir naviguer naturellement entre le chat, la messagerie et la voix, tout en conservant le contexte.

C’est précisément ce que propose le RCS (Rich Communication Services). Il permet l’envoi de contenus multimédias (images, vidéos, documents), l’ajout de boutons interactifs et une contextualisation plus fine des messages, le tout sans nécessiter d’application tierce puisqu’il est nativement intégré aux messageries des téléphones Android et iOS. Résultat, le parcours devient plus fluide et le client évite de réexpliquer sa situation à chaque étape.

Parcours RCS permettant de consulter ses remboursements, télécharger un relevé ou transmettre une facture depuis l’application de messagerie

"Les entreprises cherchent à mieux maîtriser et qualifier les flux entrants, notamment en créant des passerelles entre canaux pour conserver la connaissance de l’historique du comportement et des interactions avec les clients d’un canal à l’autre, pour personnaliser le discours et accélérer les durées de traitement."

Raphael Gourévitch

Manager Senior en Conseil, SIA

d. Amélioration de la satisfaction et de la fidélisation

L’IA conversationnelle devient indispensable parce qu’elle améliore la qualité perçue du service.

D’abord, les réponses gagnent en précision et en cohérence. Le client obtient la même qualité d’information, quel que soit le canal utilisé ou le moment où il contacte l’entreprise, ce qui réduit les écarts d’expérience entre deux conseillers ou deux points de contact.

Ensuite, la relation devient plus proactive. L’agent IA peut proposer directement l’action la plus utile (un lien, un document, une étape à valider, un rendez-vous), et orienter plus vite vers la bonne solution. Le client avance ainsi plus rapidement dans son parcours, avec moins d’efforts et moins d’allers-retours.

e. Un renfort concret pour les conseillers

L’un des bénéfices les plus sous-estimés de l’IA conversationnelle, est son impact sur les équipes.

Lorsqu’elle prend en charge le niveau 1, l’IA libère du temps pour que les conseillers se concentrent sur les sujets complexes, l’émotionnel et les situations à forte valeur ajoutée. Le quotidien devient plus facile, les tâches répétitives diminuent, et il se recentre sur ce qui demande réellement de l’expertise.

À terme, l’impact est multiple. Les équipes sont moins sous pression, le turnover recule, la productivité progresse, et la qualité de service monte en gamme, avec davantage de conseil et d’upsell.

Satisfaction +30% Conseillers satisfaits ou très satisfaits
Ventes +25% Grâce à de meilleures recommandations des conseillers
Turnover -30% Grâce à une meilleure satisfaction au travail
DMT -40% Réduction des temps de traitement grâce à l’automatisation
Le Mailbot simplifie le traitement des emails : génération de réponses, tri intelligent, traduction, résumé et intégration directe dans vos outils métiers.

L’IA comme collaborateur augmenté

Dans les échanges conseiller-client, l’IA peut aussi agir comme une assistance en temps réel, en suggérant des informations pertinentes ou des actions à déclencher.

C’est exactement l’approche du conseiller Augmenté de DialOnce : un agent IA qui contextualise chaque demande, génère des résumés automatiques, propose des actions prédictives et s’intègre facilement à vos outils grâce à sa compatibilité API.

Ce changement fait évoluer la posture du conseiller qui passe progressivement du rôle de répondeur à celui de résolveur de problèmes complexes.

Pour autant, cette évolution ne se fait pas sans accompagnement. Sur le terrain, certaines équipes peuvent exprimer une forme de résistance, souvent liée à une inquiétude simple et légitime : l’IA va-t-elle me remplacer ?

Un autre point joue un rôle décisif dans l’adoption des équipes, c’est la montée en compétence. Sans formation, l’IA peut être mal utilisée ou mal comprise, ce qui crée rapidement de la frustration, autant côté conseiller que côté client. L’objectif n’est pas de former à l’IA de manière théorique, mais d’aider les équipes à s’approprier l’outil dans leur quotidien, à comprendre ses limites, et à savoir à quel moment reprendre la main.

Comment sécuriser l’adoption de l’IA conversationnelle côté équipes ?

La réussite repose d’abord sur l’accompagnement et la co-construction avec les conseillers. Lorsqu’ils sont impliqués dès le départ, ils deviennent acteurs du projet, et l’IA est perçue comme un renfort et non pas comme une contrainte.

Elle dépend aussi du choix de la solution. Une IA performante en relation client n’est pas seulement une technologie, c’est un ensemble cohérent. Il faut une solution robuste, portée par une équipe métier solide, avec une expertise réelle du service client. Chez DialOnce, cette expertise s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience.

Et c’est là le point clé. L’IA ne remplace pas les humains. Elle leur permet de se concentrer sur ce qu’ils font le mieux, comprendre, créer du lien et résoudre des situations complexes.

f. Accessibilité et inclusion

L’accessibilité n’est plus un sujet optionnel. Elle s’inscrit désormais dans un cadre réglementaire plus exigeant, porté notamment par la Directive Européenne sur l’Accessibilité Numérique et le RGAA (le Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité), avec des sanctions possibles en cas de non-conformité.

 

Pour beaucoup d’organisations, l’IA conversationnelle permet de mieux servir des publics qui, jusque-là, se heurtaient à des parcours trop complexes ou peu adaptés. Pour les personnes malvoyantes, la voix via un agent IA vocal, ASR (reconnaissance automatique de la parole) peut offrir un accès plus simple et plus naturel à l’information. Pour les personnes sourdes ou malentendantes, un échange textuel enrichi, combiné à des fonctionnalités comme le TTS (synthèse vocale) et la transcription, améliore la compréhension et la fluidité. Pour les personnes âgées, des parcours guidés, des messages plus clairs et une disponibilité constante contribuent à réduire les frictions.

Et ce sujet dépasse largement la question du handicap. Pour les non-francophones, la traduction en temps réel et la gestion multilingue permettent de lever une barrière fréquente dans l’accès au service, en rendant l’échange plus clair et plus rassurant.

 

Au-delà de la conformité, il y a un effet souvent sous-estimé. Une accessibilité bien pensée améliore généralement l’expérience de tous les clients, pas seulement de certains publics, en rendant les parcours plus simples, plus faciles à suivre et plus efficaces.

5. Quelles tendances IA vont transformer la relation client en 2026–2027 ?

En 2026, on ne parle plus seulement d’IA conversationnelle. On parle d’un changement de modèle dans la relation client. Les entreprises qui prennent de l’avance sont celles qui anticipent les évolutions technologiques, mais surtout celles qui comprennent comment ces évolutions vont transformer les attentes des clients et l’organisation des équipes.

En tant qu’acteur du secteur, voici les tendances majeures que nous voyons se dessiner sur 2026-2027, et qui vont, selon nous, structurer les prochaines évolutions de la relation client :

a. L’ère des agents

L’un des signaux les plus forts concerne l’omniprésence des agents. Ils se généralisent côté consommateurs, car ils facilitent l’accès à l’information et à l’action. Ils se déploient aussi côté entreprises, puisqu’ils permettent de traiter davantage de demandes, plus rapidement, tout en maintenant un niveau de cohérence élevé.

Ce qui commence à évoluer, c’est la façon dont ces agents vont s’organiser. On ne parle plus d’un agent isolé qui répond à des questions, mais d’environnements où plusieurs agents collaborent entre eux, chacun avec son rôle, ses données et ses capacités. C’est ce que l’on commence à voir émerger avec des approches de type A2A (agent-to-agent), SMA (système multi-agent) et des logiques de MVP (produit minimum viable) orientées agent-first, qui accélèrent la mise sur le marché.

Architecture IA multi-agent avec coordination entre agents spécialisés (A2A) et interactions sécurisées avec les outils métier (MCP)

Avec cette logique, l’interconnexion devient plus simple. Les parcours se construisent plus vite, les scénarios évoluent plus facilement, et les entreprises peuvent déployer des briques intelligentes sans repartir de zéro à chaque itération.

Cela ouvre de nombreuses opportunités pour les entreprises qui se positionnent tôt et qui peuvent devenir pionnières sur des agents de relation client disponibles sur des marketplaces, capables de répondre, qualifier, orienter et déclencher des actions, tout en restant alignés sur les règles métier.

Mais cette dynamique crée aussi un nouveau défi, plus l’orchestration devient standardisée, plus elle devient facile à reproduire. La différenciation ne se jouera donc pas uniquement sur le fait d’avoir un agent, mais sur la qualité de son intégration, la robustesse de ses garde-fous et sa capacité à offrir une expérience réellement fluide.

Ce mouvement s’accompagne également d’une pression sur le marché très forte. La guerre des prix s’accélère, portée par la baisse du coût des LLM grâce aux optimisations et par l’arrivée de nouveaux entrants qui démocratisent l’accès à ces technologies, comme AWS. En parallèle, on observe un mouvement de concentration. Les grands éditeurs étendent leurs offres, tandis que les plus petits acteurs qui n’ont pas pris le bon virage risquent la disparition, le rachat ou la spécialisation.

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b. Une IA émotionnelle et adaptative

Après avoir appris à comprendre l’intention, l’IA commence en 2026 à intégrer une dimension essentielle dans la relation client, l’état émotionnel dans lequel la demande est formulée.

 

Cette approche repose sur l’analyse du sentiment. À partir du ton, du choix des mots ou du rythme de l’échange, l’IA commencera à détecter une frustration, une urgence ou, au contraire, une satisfaction. Une fois le signal identifié, l’agent pourra ajuster son comportement, reformuler si nécessaire, adapter son ton, et éviter les réponses qui risquent d’accentuer la frustration du client.

 

C’est aussi ce qui rendra possible une escalade plus intelligente. Lorsqu’une émotion négative forte est détectée, le transfert vers un conseiller humain pourra devenir prioritaire, avec un contexte déjà clarifié. Pour que cela fonctionne, l’intégration aux données et outils métier est essentielle, car elle permettra de comprendre la situation réelle du client et le niveau d’urgence associé.

 

Prenons un exemple concret. Un locataire contacte le service client après avoir reçu une relance de paiement, alors qu’il affirme avoir déjà réglé. Il est agacé, il ne comprend pas la situation, et il veut une solution immédiate. L’agent IA détecte la tension dans le message, vérifie le statut du dossier, demande uniquement l’information manquante si nécessaire, puis propose une action claire (transmettre le justificatif, confirmer la prise en compte et donner un délai de traitement). Et si le risque d’escalade est élevé, il transfère immédiatement vers un conseiller senior, avec un résumé de la situation et les éléments déjà collectés, pour éviter au client de tout répéter.

Le SVI visuel permet aux utilisateurs de quitter les menus téléphoniques traditionnels et d’accéder immédiatement à des services digitaux personnalisés via des canaux de messagerie comme le SMS ou WhatsApp.

c. La voix comme interface dominante

Entre 2026-2027, le canal voix devrait continuer à prendre de l’importance dans les parcours de relation client. Dès qu’il y a de l’urgence, du complexe ou un besoin de réassurance, c’est un mode d’interaction qui reste particulièrement efficace. D’ailleurs, notre Baromètre IA 2025 réalisé en partenariat avec Kiamo allait dans ce sens. En 2025, 72 % des Français affirmaient faire confiance aux conseillers téléphoniques, un chiffre en légère hausse par rapport à 2023 (70 %).

Ce que l’on anticipe, c’est une extension progressive de ces usages au-delà du téléphone classique. La voix va s’imposer davantage sur mobile, sur ordinateur et via des interfaces connectées, parce qu’elle réduit l’effort côté client et accélère l’accès à une réponse.

Les signaux vont dans ce sens, avec la montée en puissance du mode vocal et la démocratisation des technologies de speech-to-speech, portées notamment par des acteurs comme Illuin ou Cognigy.

Cela signifie que la voix devrait s’intégrer naturellement dans l’omnicanalité, plutôt que de rester un canal à part. Et pour les entreprises, l’enjeu sera surtout de moderniser l’expérience vocale, en évitant les parcours rigides, les transferts sans contexte et les répétitions qui restent aujourd’hui parmi les irritants les plus forts.

d. L’IA agentique

En 2026, on ne parle plus uniquement d’une IA qui échange avec le client, mais d’agents capables de raisonner, de planifier et d’agir, avec un objectif clair, automatiser davantage, tout en améliorant la résolution.

Progressivement, l’IA agentique deviendra un sujet incontournable. L'objectif est de passer d’une IA qui se contente de répondre, à une IA capable de décider, planifier et exécuter des actions pour faire avancer la demande.

Autrement dit, l’agent ne se limitera plus à comprendre une demande et à formuler une réponse. Il sera capable de s’adapter, de prendre des initiatives, et de déclencher une suite d’actions cohérentes pour résoudre un problème, sans dépendre d’une intervention humaine à chaque étape.

Cette évolution va aussi s’accélérer grâce à des standards comme le MCP (Model Context Protocol), qui ouvrent la voie à une meilleure interopérabilité entre agents IA. L’idée n’est plus de multiplier des briques isolées, mais de créer des environnements où les agents peuvent partager du contexte, se coordonner et agir de manière plus fluide.

Ce visuel illustre la différence entre un agent IA aux actions guidées par l’utilisateur et une IA agentique capable de décisions autonomes et d’optimisation continue.

"L’idée, ce n’est plus juste de répondre vite. C’est de résoudre la demande jusqu’au bout, avec une IA qui peut agir, vérifier et finaliser, tout en restant fiable et cadrée."

Charles Dunston

CEO, DialOnce

e. Le retour du custom

Autre tendance forte sur 2026-2027, le retour du développement custom (sur mesure). Plus les solutions IA se généralisent, plus les entreprises cherchent à se différencier, non pas sur la technologie elle-même, mais sur l’expérience proposée, la fluidité des parcours et la capacité à coller aux réalités du terrain.

Cette tendance s’explique surtout par deux facteurs. D’un côté, l’open-source rend certaines briques plus accessibles et plus faciles à adapter. De l’autre, les assistants IA de développement font gagner un temps considérable pour prototyper, tester et intégrer des fonctionnalités sur-mesure.

Dans la pratique, la question “build vs buy” reviendra très vite sur la table. Acheter reste souvent la voie la plus rapide pour avancer et sécuriser une base fiable. Mais dès qu’il faut s'adapter à des parcours, à des outils et à des contraintes métier, intégrer du custom sur quelques points clés devient souvent la meilleure option, à condition de cadrer clairement ce qui devra être maintenu et évoluer.

Agents IA DialOnce conçus pour tous les secteurs exigeants : banque, assurance, transport, habitat social, etc.

f. La verticalisation et l’IA spécialisée

Dans les prochains mois, on s’attend à voir un mouvement de verticalisation (spécialisation) s’accélérer. Les IA généralistes restent utiles, mais elles atteignent vite leurs limites dès que le sujet devient métier, réglementaire, ou fortement contextuel.

La tendance va donc vers des IA plus spécialisées, avec des modèles fine-tunés (ajustés) par secteur, capables d’intégrer des logiques de conformité, des vocabulaires précis et des cas d’usage réellement opérationnels. C’est particulièrement utile dans des secteurs comme la banque et l’assurance, où la qualité de réponse et la maîtrise du risque sont une obligation.

Les signaux du marché vont dans ce sens. Les investisseurs privilégient de plus en plus les SaaS verticaux, car ils répondent mieux à des besoins spécifiques et créent une barrière à l’entrée plus forte.

Une IA trop générique peut vite manquer de nuance sur les sujets métier, et faire perdre en qualité de conseil. À l’inverse, une IA spécialisée fait souvent la différence, parce qu’elle est plus précise, plus fiable sur la conformité, et plus juste dans le vocabulaire utilisé.

Et c’est aussi une opportunité produit. En proposant des offres verticales, les éditeurs pourront renforcer leur crédibilité et répondre plus précisément aux attentes des secteurs où la relation client est fortement réglementée.

g. Une IA intégrée aux logiciels métiers

L’IA va progressivement s’intégrer dans les outils du quotidien. On passe d’une logique de modules séparés à une IA plus native, directement embarquée dans les CRM, les ERP et les outils support.

Chaque logiciel métier deviendra capable d’assister l’utilisateur, d’analyser des informations, de suggérer la prochaine action pertinente, ou d’automatiser certaines étapes, directement là où le travail se fait, au bon moment.

C’est aussi ce qui accélère l’adoption. Les équipes n’auront plus besoin de changer d’outil ni de réapprendre complètement leur façon de travailler. L’IA continuera de s’intégrer aux processus existants, en apportant de la valeur de manière progressive, plutôt qu’en imposant un nouvel environnement ou une couche supplémentaire à gérer.

h. L’IA pour piloter le business

Sur 2026-2027, l’IA conversationnelle ne sera pas seulement un canal de réponse. Elle va aussi devenir une source d’insights business beaucoup plus exploitable, parce qu’elle collecte des données de plus en plus précieuses : les interactions réelles des clients.

Au lieu de naviguer entre des tableaux de bord partiels, les équipes pourront interroger directement l’IA comme un analyste. Par exemple, pour lui poser des questions telles que “Quelles sont les cinq raisons principales d’insatisfaction ce mois-ci ?” ou “Qu’est-ce qui génère le plus de réitérations avant résolution ?”. Ce type de questionnement permet de gagner du temps, mais surtout d’aller plus vite vers les actions d'optimisation.

Ce qui change, c’est sa capacité à détecter automatiquement des tendances et à identifier des signaux faibles. Une hausse progressive des demandes sur un sujet précis, une incompréhension récurrente sur une étape du parcours, ou un irritant qui monte sans être encore visible dans les indicateurs classiques. En analysant l’ensemble des échanges, l’IA permettra de repérer plus tôt ce qui se dégrade, et de prioriser ce qui doit être amélioré.

À terme, cela deviendra un véritable outil d’aide à la décision. Non pas sur la base d’un échantillon, mais sur l’analyse de toutes les interactions client, avec une lecture plus fine des causes, des impacts et des opportunités.

i. Une IA sobre

La frugalité va continuer de s’imposer. L’IA va poursuivre sa montée en puissance, mais avec une double contrainte à gérer, l’énergie et les coûts.

Côté énergie, l’empreinte carbone des modèles de langage à grande échelle (LLM) devient un sujet difficile à ignorer. Côté coûts, les LLM peuvent rapidement peser lourd, surtout dès que les volumes d’interactions augmentent.

C’est pour cela que l’on voit émerger des approches plus sobres. Des modèles optimisés, avec des techniques comme la quantization (réduction de précision des poids) ou le pruning (suppression de paramètres inutiles), permettront de réduire la consommation et d’améliorer la vitesse. L’inférence (calcul des réponses par le modèle) locale progresse également, via des logiques d’edge computing, pour traiter certaines demandes au plus près de l’utilisateur ou de l’infrastructure, sans dépendre systématiquement du cloud.

Dans la pratique, cela va pousser les entreprises à se poser la question de choisir entre un modèle très puissant ou un modèle plus léger, selon le besoin réel. C’est pour cela que les Small Models Language (SML) se développent de plus en plus. Plus légers que les LLM, ils répondent à une logique différente, avec des coûts plus bas, une latence réduite et une sobriété énergétique renforcée.

j. Pourquoi la souveraineté technologique va peser davantage dans les décisions ?

La souveraineté technologique va devenir un critère plus structurant dans les projets IA. La combinaison du RGPD et de l’IA Act européen renforce les exigences autour des données, de leur traitement et des responsabilités.

Dans ce contexte, la souveraineté numérique européenne crée une contrainte supplémentaire. Certaines organisations limitent déjà l’usage de solutions américaines, même lorsqu’elles s’appuient sur des partenariats européens, et cette tendance devrait se renforcer.

Pour les entreprises françaises et européennes, il faudra choisir des solutions technologiques et des hébergements compatibles avec ces exigences, tout en gardant une capacité de déploiement rapide.

Mais c’est aussi une opportunité. Une IA “made in FR” ou “made in EU” peut devenir un argument commercial, notamment dans les secteurs sensibles et fortement réglementés.

Dialonce utilise une architecture IA souveraine intégrant Mistral, hébergée en France avec politique zéro rétention, conforme aux exigences RGPD.
DialOnce héberge ses environnements en France sur une infrastructure cloud souveraine certifiée ISO 27001 avec traçabilité complète opérée en interne et chiffrement de bout en bout pour garantir la sécurité des données clients.

k. Pourquoi la sécurisation des usages IA devient non négociable ?

La sécurisation des usages IA va progressivement s’imposer comme un prérequis. Plus les IA conversationnelles sont connectées à des outils et à des données, plus elles deviennent exposées à de nouveaux risques. Ces risques sont largement documentés, notamment par des travaux de l’ANSSI et de la CNIL sur les usages et les vulnérabilités des IA conversationnelles.

Parmi les sujets à anticiper, on retrouve la prompt injection (tentative de manipulation de l’IA), les risques de fuite de données sensibles, ou encore certaines attaques adversariales. L’enjeu est donc de pouvoir faire confiance à l’IA, non seulement sur la performance, mais aussi sur l’explicabilité, la gestion des biais et la protection des informations. DialOnce a fait le choix du LLM as a Judge, un modèle évaluateur qui vérifie en continu la qualité des réponses, mesure la résolution et la satisfaction, et s’assure que les contenus restent conformes aux documents de référence.

Pour limiter ces risques, il faudra mettre en place des mesures concrètes comme une sandbox sécurisée, des filtres anti-injection, des audits réguliers et ajouter une couche de chiffrement de bout en bout. Et dans la plupart des projets, cela suppose aussi de s’appuyer sur un partenaire spécialisé, capable de cadrer l’usage, de sécuriser l’intégration et d’industrialiser la solution dans la durée.

En 2026, l’IA conversationnelle n’a plus rien à voir avec les chatbots de 2020. Elle comprend le langage naturel, garde le contexte, s’intègre aux outils métier et permet de résoudre des demandes avec beaucoup plus de fluidité.

Et surtout, elle répond à de nouveaux besoins. Les clients attendent maintenant des réponses immédiates, les volumes augmentent, et les équipes doivent tenir la cadence avec des ressources limitées. L’IA conversationnelle apporte désormais une vraie plus-value en termes de productivité, d’efficacité opérationnelle, de satisfaction client et en ROI.

Et ce n’est qu’un début. Sur 2026-2027, les approches agentiques, multimodales et proactives vont continuer à faire évoluer les parcours, avec des IA capables au fur et à mesure de mieux comprendre, mais aussi d’agir et d’anticiper.

Plus les entreprises se mettront tôt à l’IA, plus elles pourront tester, corriger et s’améliorer progressivement, sans tout bouleverser d’un coup. Et c’est ce qui fera la différence d’ici les prochaines année. Les entreprises qui démarrent maintenant auront un service client plus fluide et se se donnent les moyens de s’assurer un avenir plus serein.

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